Bundesliga - Nkunku, Bayern-Dortmund, succession de Lewandowski, Tel… les neuf questions sur la saison 2022-2023

Bundesliga – Nkunku, Bayern-Dortmund, succession de Lewandowski, Tel… les neuf questions sur la saison 2022-2023

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Dortmund peut-il enfin vaincre le signe indien et détrôner le Bayern Munich ?

Deux questions en une ici. Et elle ressort du chapeau à chaque début de saison. Si le Rekordmeister sera encore l’ultra-favori à sa propre succession et visera une onzième couronne de rang, les Schwarz-Gelben ont pourtant quelques bonnes raisons de croire à leurs espoirs de titre.

Bien que plombé par la perte de sa recrue Sébastien Haller pour une durée indéterminée, le Borussia Dortmund a su se renforcer intelligemment ailleurs avec les arrivées de Nico Schlotterbeck (Fribourg), Niklas Süle (Bayern Munich) et Karim Adeyemi (RB Salzburg). Les Marsupiaux ont surtout décidé de redonner les clefs du camion à Edin Terzić, un entraîneur proche de leur ADN originel. Intérimaire après le limogeage de Lucien Favre en 2020-2021, le coach germano-croate retrouve le costume de numéro un et peut mettre en place un beau projet dans la Ruhr, notamment avec les jeunes. Et ce n’est pas ce qui manque à Dortmund.

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Problème pour le BvB, le Bayern a lui-aussi mis les petits plats dans les grands sur le marché des transferts en attirant Ryan Gravenberch, Noussair Mazraoui (Ajax), Matthijs De Ligt (Juventus) et Mathys Tel (Rennes), sans oublier les prolongations de contrat de Serge Gnabry, Manuel Neuer, Kingsley Coman ou encore Thomas Müller. Le champion d’Allemagne a surtout récupéré Sadio Mané en provenance de Liverpool pour pallier le départ de Robert Lewandowski. De quoi offrir une armada XXL à Julian Nagelsmann. Qu’on se le dise, Dortmund va encore devoir cravacher…

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Lewandowski parti, quels prétendants au titre de meilleur buteur ?

Ding dong, il y a du monde au portillon. Meilleur buteur lors de sept des neuf dernières saisons de Bundesliga, à l’exception de 2014-2015 avec Alexander Meier (Eintracht Francfort) et 2016-2017 avec Pierre-Emerick Aubameyang (Borussia Dortmund), Robert Lewandowski laisse un grand vide dans le gotha des gâchettes outre-Rhin. Mais ce trou béant devrait ouvrir la voie à un sacré parterre de prétendants.

Transfuge de Liverpool, nouvel homme fort de l’attaque du champion, Sadio Mané est le grand favori de cette course infernale. Dauphin du géant polonais l’an passé avec 24 réalisations, Patrik Schick (Bayer Leverkusen) sera lui aussi un sacré client. Les Français Christopher Nkunku (RB Leipzig) et l’expérimenté Anthony Modeste (Cologne) feront aussi partie des candidats légitimes, tout comme Sasa Kalajdzic (Stuttgart) ou encore Serge Gnabry (Bayern).

Leader de l’attaque du Borussia Dortmund, encore plus en l’absence de Sébastien Haller, Karim Adeyemi peut aussi avoir son mot à dire, mais tout dépendra de l’arrivée ou non d’un autre attaquant dans la Ruhr.

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Schalke 04, Werder Brême : quel sort pour les historiques revenants ?

Leur descente avait fait beaucoup de remous il y a quelques mois. Certainement moins que celle de Hambourg, mais suffisamment pour rappeler qu’aucun club n’est à l’abri dans la Bundesliga actuelle.

Promus, Schalke et le Werder retrouvent l’élite avec appétit. Même si les deux clubs sont attendus dans la course au maintien, les anciens mastodontes du football allemand tenteront de surfer sur la bonne dynamique de leur fin de saison dans l’antichambre. De plus, leur recrutement malin (Polter et Mollet chez les Knappen, Stage et Burke à Brême) devrait leur permettre de tirer leur épingle du jeu.

Florent Mollet (Schalke 04) lors du premier tour de la Coupe d’Allemagne contre le Bremer SV, en juillet 2022.

Crédit: Imago

Nkunku, toujours plus haut, toujours plus fort ?

Sacré meilleur joueur de Bundesliga par ses pairs et par les journalistes, Christopher Nkunku a éclaboussé les pelouses allemandes de son talent la saison dernière. Cadre incontesté du RB Leipzig de Domenico Tedesco, l’international français n’a pas écouté les sirènes venues de l’étranger et a préféré rempiler chez les Rotenbullen. Un choix surprenant de prime abord, mais pourtant logique.

Car la petite puce francilienne en a encore dans le moteur, surtout à quelques mois de la Coupe du monde. Rare satisfaction de la campagne de juin avec les Bleus et avec un Antoine Griezmann décevant et dont l’avenir n’est pas garanti chez les Colchoneros, le natif de Lagny-sur-Marne peut semer le doute dans l’esprit du sélectionneur. Au sein d’un RB Leipzig revanchard après une dernière cuvée démarrée en mode diesel, l’ancien Parisien aura carte blanche. Et tout le loisir d’asseoir un peu plus sa nouvelle dimension sur les terrains de Bundesliga.

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Mathys Tel, le futur, c’est maintenant ?

Il y a Sadio Mané. Il aurait pu y avoir Cristiano Ronaldo. Mais il y aura Mathys Tel. Recruté pour un montant record pour un joueur de son âge (ndlr, l’attaquant a été transféré pour 28,5 millions d’euros, bonus compris, en Bavière), l’ancien Rennais aura sa carte à jouer cette saison au Bayern Munich. Oui, déjà.

Vainqueurs de la Supercoupe d’Allemagne face au RB Leipzig, au terme d’une partie explosive (5-3), les Bavarois ont annoncé ne pas vouloir recruter sur le front de l’attaque. “On ne signera pas de nouvel attaquant, la discussion est close. On a plusieurs options dans l’équipe avec Joshua Zirkzee, Eric-Maxim Choupo-Moting et le jeune Mathys Tel“, a confirmé Oliver Kahn le président bavarois après la rencontre.

Alors oui, Sadio Mané devrait bel et bien endosser le costume d’attaquant de pointe dans le onze très hybride de Julian Nagelsmann. Mais le jeune Tricolore aura, lui aussi, son mot à dire dans la rotation. Même si le renard Lewandowski est parti, les autres larrons de l’attaque bavaroise devraient continuer à faire danser les défenses. A Tel d’en profiter.

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Le Hertha Berlin parviendra-t-il (enfin) à lancer son fameux projet ?

C’est presque devenu un “running gag” en Allemagne. Plus de trois ans après l’arrivée du milliardaire Lars Windhorst comme actionnaire majoritaire, le Hertha Berlin ne cesse d’enchaîner les saisons moyennes voire médiocres, sur le terrain comme en dehors avec une onzième place comme meilleur résultat sur les trois dernières saisons. Une dynamique aux antipodes de son voisin si atypique de l’Union Berlin.

Malgré des investissements conséquents sur les derniers marchés des transferts, le club de la capitale peine à trouver une ligne directrice fiable à son projet. Avec neuf entraîneurs successifs depuis janvier 2019 et des problèmes à la pelle en coulisses, le Hertha Berlin n’a pas connu la tranquillité depuis belle lurette.

Et cette nouvelle saison débute encore avec une palanquée d’interrogations du côté de l’Olympiastadion. Très discrète, la “Vieille Dame allemande” n’a pas renoué avec les folies financières sur ce mercato avec l’arrivée de Wilfried Kanga (Young Boys Berne) pour quatre millions d’euros comme plus grosse dépense. Nouveau venu sur le banc, Sandro Schwarz a pour mission d’amener un peu de sérénité à Berlin. Exit temporaire pour les rêves de grandeur et place à plus de sérénité ? C’est visiblement le credo de ce Hertha “new look”.

Le Hertha Berlin a sauvé sa peau face à Hambourg

Crédit: Getty Images

A qui la palme de l’équipe pop-corn ?

Si le Bayern Munich, le Borussia Dortmund et à un degré moindre le RB Leipzig font naturellement partie des équipes les plus visionnées de l’autre côté du Rhin, d’autres écuries vaudront particulièrement le détour à l’aube de cette saison 2022-2023 et notamment le Bayer Leverkusen.

Troisième l’an dernier, séduisant dans le jeu, le club de la Ruhr a conservé son ossature. Mieux, la “Werkself” a ajouté un nouveau larron à son escadron offensif, et pas des moindres. Le Bayer a enrôlé le grand espoir tchèque Adam Hložek (20 ans) pour l’associer avec Patrik Schick, deuxième meilleur buteur la saison dernière. Le club de la Ruhr enregistrera également les retours d’Amine Adli, revanchard, et surtout de Florian Wirtz, victime d’une rupture des ligaments croisés en mars dernier. Ajoutez à cela un Moussa Diaby toujours aussi remuant et le cocktail Leverkusen peut encore détonner.

Parmi les autres écuries à suivre, le Mayence de Bo Svensson espère surfer sur ses belles sorties de la dernière cuvée, au même titre que Fribourg et l’Union Berlin. Ces deux derniers ont de nouveau effectué un recrutement intelligent et pourraient encore se mêler à la course à l’Europe. Décevant dixième après une fin de saison chaotique, Hoffenheim est en quête de rachat.

Moussa Diaby, Patrik Schick et Sardar Azmoun célèbrent un but lors de la rencontre entre le Bayer Leverkusen et l’Eintracht Francfort en mai 2022.

Crédit: Imago

Quels sont les Français à suivre cette saison en Allemagne ?

Dans le sillage de Christopher Nkunku et de la “colonie” du Bayern Munich, ils seront plus d’une trentaine à fouler les pelouses de Bundesliga cette saison. Et un chiffre permet de justifier tout l’attrait des clubs allemands pour les Tricolores : seuls trois clubs de l’élite ne comptent aucun joueur français dans leurs rangs, le Werder Brême, Augsbourg et l’Union Berlin. Le Bayern est le club le plus représenté à date avec six “Bleus”, suivi par Mönchengladbach (4), Mayence et l’Eintracht Francfort (3).

Et si certains font partie des hommes forts du championnat comme Christopher Nkunku, Kingsley Coman, Moussa Diaby ou encore Anthony Modeste, l’habitué parmi les habitués, beaucoup de Tricolores devraient avoir une carte à jouer. Pour sa deuxième saison en Bundesliga, Mohamed Simakan voudra prendre encore plus d’ampleur dans la défense de Leipzig, tout comme Maxence Lacroix à Wolfsburg. Cette année, le “doyen” du clan français s’appelle encore Anthony Losilla, le capitaine de Bochum où il évolue depuis 2014.

Les jeunes Georginio Rütter, Stanley N’Soki (Hoffenheim), Kouadio Koné (‘Glabach) et Amine Adli (Leverkusen) sont à suivre de très près. Enfin, plusieurs “ex” de Ligue 1 vont découvrir l’Allemagne cet été, parmi lesquels Randal Kolo Muani (Eintracht Francfort), Florent Mollet (Schalke 04), Angelo Fulgini (Mayence) et évidemment Mathys Tel (Bayern Munich). Avec pour chacun d’eux un rôle et surtout un beau challenge à relever dans leur club respectif.

Kinglsey Coman, Christopher Nkunku, Sadio Mané, Patrik Schick, Moussa Diaby, cinq des têtes d’affiche de la Bundesliga 2022-2023

Crédit: Quentin Guichard

Stuttgart, Wolfsburg, Francfort, ‘Gladbach : quel “historique” peut trembler cette année ?

C’est devenu une petite habitude ces dernières saisons en Allemagne. Chaque saison, un poids lourd de Bundesliga est fragilisé et cravache pour rester dans l’élite du football allemand. Les épisodes Hambourg 2018 et la descente conjointe de Schalke 04 et du Werder en 2021 en sont l’illustration. Moins “mythiques” que les derniers cités, le Hertha Berlin a failli en faire les frais l’an dernier, en se sauvant lors de l’avant-dernière journée.

C’est d’ailleurs vers ce dernier que les regards seront principalement tournés. Néanmoins, d’autres clubs doivent rester sur leurs gardes. Très irrégulier la saison passée, Wolfsburg n’a jamais vraiment respiré la sérénité. Si l’arrivée de Niko Kovač sur le banc devrait redonner de l’allant aux Loups, il faudra être vigilant pour ne pas tomber dans le piège. Une situation qui vaut aussi pour Stuttgart, qui devra, encore une fois, batailler. Mais le retour en forme de Sasa Kalajdzic sur le front de l’attaque pourrait faire du bien aux Roten, en panne d’inspiration devant le but la saison dernière.

Jonas Hofmann et Marcus Thuram du Borussia Mönchengladbach

Crédit: Getty Images

Cette cuvée 2022-2023 peut aussi être celle de tous les dangers pour le Borussia Mönchengladbach. Moyens, pour ne pas dire hors du coup la saison passée, les Fohlen ont peiné à (re)lancer la machine. Ce sera à Daniel Farke, nommé début juin après rupture de son contrat à Krasnodar, de trouver la solution dans cet océan d’incertitudes. Et elles sont très, très nombeuses du côté du Borussia Park.

Enfin, la situation de l’Eintracht Francfort sera particulièrement intéressante à suivre. Qualifiés pour la Ligue des Champions après leur sacre en Europa League, les Adler devront montrer plus en championnat que lors du dernier exercice, où ils ont terminé onzième. Auteur d’un recrutement séduisant, le club de la Hesse est plus armé que ceux évoqués précédemment, mais devra faire attention à sa gestion des échéances pour ne pas se retrouver sur la paille.

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